Encore un ferry ? A croire que l’on aime vraiment ça ?

Voyager en camping-car implique évidemment de prendre son temps. Et cela devient encore plus vrai quand on part à la découverte d’îles, la dernière en date étant l’Irlande.

Prendre le ferry me remplit toujours de nostalgie. Gros pincement au cœur la veille du départ : Installés sur cette magnifique plage, tout au sud de l’Irlande, à quelques kilomètres de Cork. Regardant les enfants courir le long du rivage, et Bastien lire son roman face aux derniers rayons du soleil.

 

Nostalgie…

Les deux mois qui viennent de s’écouler ici, sont gravés en moi….

Aujourd’hui, je comprends pourquoi l’Irlande est une Terre de légendes. Comment ne pas tomber sous le charme ?

  •           de ses verts pâturages et des ses « habitants » laineux.
  • de ses Loughs mystérieux, réfléchissant ces paysages grandioses
  • de ses montagnes habillées d’un manteau  bruyères.
  • de ses étendues de landes brunes à perte de vue.
  • de ses falaises abruptes balayées par les vents, qui se jettent dans cette mer d’émeraudes et de saphirs..
  • de ses châteaux en ruine qui nous feraient presque croire aux fantômes.
  • Et bien sûr de son peuple qui a connu guerre, famine et émigration mais qui est toujours là, dansant au son des flûtes, des harpes et des violons et buvant de la Guiness dans ces pubs qui sont le vrai lieu de vie de tous les villages irlandais.

Et ce matin, c’est le grand jour, le jour du départ.

Étrangement, j’ai envie de partir.

Peut-être que la météo y est pour quelques chose. Le soleil a laissé sa place à la bruine, à la pluie et au vent. Il ne reviendra même pas nous dire au revoir.

Peut-être aussi que cette fois-ci, nous connaissions la date de notre départ depuis notre arrivé ici : le 2 novembre, le jour du dernier ferry pour l’Espagne. Impossible de repousser sous peine de rester quelques mois ou devoir repasser par la France.

Alors inconsciemment, j’ai eu le temps de me préparer, de me faire à l’idée qu’être ici impliquait une date d’expiration.

Après une attente qui m’a paru interminable, nous embarquons avec Tadam pour 30 heures de traversée.

30 heures ! Prendre le temps.

Le temps de la traversée, le temps de la transition mais vers quoi ?

Vers un nouveau départ :  Espagne nous voilà !

Et, si cette fois ce je le vis comme cela, c’est peut-être aussi que nous ne repassons pas en France.

Habituellement, c’est un peu un passage obligé, pour aller du Royaume-Uni en Italie, nous avions dû y retourner. Comme si tout que l’on avait vécu n’était qu’une parenthèse.

Aujourd’hui, c’est différent. C’est pour cela que l’on doit partir impérativement le 2 novembre. Demain, plus de ferry pour Santander avant avril. Donc repasser en France, donc non.

30 heures ! Parfait pour tourner la page sur l’album des souvenirs irlandais et nous préparer à ouvrir celui de la péninsule ibérique.

De ce pays, je ne connais que Barcelone, pour y être allée une paire de jours il y a 10 ans.

Alors j‘ai hâte.

Hâte de découvrir sa culture, sa gastronomie, ses paysages et surtout ses habitants.

Hâte de chambouler nos repères, de nous en créer d’autres aussi.

Et hâte de partager toutes nos découvertes avec vous.

Alors, vous aussi, êtes-vous prêts pour un nouveau départ ?

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